Samedi 4 juillet 2009
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18:29
Voici la newsletter que je viens de recevoir et je voulais vous la faire partager :
"J'imagine bien que vous ne vous attendiez pas à entendre parler de
Michael Jackson dans un courrier essénien. Et pourtant les Esséniens
contemporains sont particulièrement ouverts sur le monde qui les
entoure.
Et je dois avouer pour ma part, que l'annonce du décès de Michael
Jackson a été pour moi un choc et une grande source de réflexion et
d'éveil. Pourquoi ?
Regardez la vie incroyable de cet homme, « The King of Pop » qui a
littéralement été érigé au rang de Dieu de notre monde moderne.
N'est-il pas mondialement et unanimement connu et reconnu, pour son
talent, sa contribution considérable tant musicale que culturelle
ou sociale ?
Après bien sûr, on aime ou on n'aime pas. Mais ce n'est pas
tellement la question. Regardez Mozart à son époque. On était loin
de crier ô génie. Et pourtant...
Et là-dessus, quel a été le sujet de ma réflexion ? Eh bien en
réalité une profonde tristesse face à la cruauté du monde des
hommes.
Je ne suis jamais rentrée dans les détails de sa vie privée, de
savoir si ce que l'on disait de lui était vrai ou faux. Et cela n'a
pas grand intérêt. Mais depuis ces histoires de procès, ces
accusations fondées ou non, sa vie a été littéralement détruite,
et plus personne n'était là pour le soutenir.
Et cela m'a tristement rappelé la vie de quasiment tous les grands
Maîtres de notre Tradition ou même de tous les grands génies de ce
monde. Ils finissent soit crucifiés comme Jésus, écorchés vifs comme
le grand Mani, calomniés et empoisonnés comme Rudolf Steiner, quand
ils ne sont pas jetés injustement en prison.
Et loin de moi l'idée de comparer Michael Jackson à un Fils de Dieu.
Mais justement !
Michael Jackson était une véritable égérie du monde moderne, du monde
des hommes, qui a donné sa vie, son argent, son corps, pour nourrir
et faire tourner tout un système qui a largement profité de lui
-car il a dû en rapporter de l'argent. Et il finit presque comme un
traître, seul, désavoué, à peine âgé de 50 ans.
Quelle hypocrisie...
Ca me fait penser à tous ces films sur la mafia où l'on voit
toujours ces jeunes gens pleins d'espoir qui entrent, fidèles, au
service d'un parrain. Et ils sont prêts à tout, ils donnent leur
vie, corps et âme, parce qu'on leur fait miroiter quoi ? la gloire,
le succès, l'argent, la sécurité.
Mais nous, quand nous regardons le film, nous savons très bien
qu'il n'a pas choisi le bon maître. Et nous savons bien comment il
finira, parce que finalement, malgré tout ce qu'on lui a dit, il
n'était qu'un pion...
Alors on peut se dire que ce n'est que du cinéma ou du showbiz...
mais ce sont des faits bien réels...
Il est vital de savoir à qui tu veux donner ta vie et de le choisir
en conscience. Car si tu ne fais pas ce choix par toi-même, alors
on le fera pour toi.
En tout cas, j'aimais beaucoup la musique de Michael Jackson, son
énergie, sa force de réalisation, quand on sait d'où il est parti.
Et il s'est fait tout voler, il a été détruit parce qu'il n'a pas
choisi le bon camp.
Imaginez si quelqu'un comme lui avait mis toute sa vie et son
énergie au service de la Lumière, de ce qui est Divin et éternel...
Pour les fans de Michael, un petit extrait ici :
http://www.dailymotion.com/video/xmcdg_michael-jackson-billie-jean-live_music
Et pour en savoir plus sur ces influences qui régissent le monde,
vous pouvez lire des extraits du livre d'Olivier Manitara
La Newsletter OlivierManitara.org - 345 chemin Brochu Cookshire-Eaton J0B 1M0 Quebec "
Intéressant, non, cette façon de voir le monde d'aujourd'hui ?
Par Nephtys
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Indépendamment de vos propos, je vous invite à lire ce que j'ai écrit au sujet de M.Jackson :
Hérésies et propos incultes sur une "star" qui est avant tout humaine ... et je sens les stars hurler : "Je ne suis pas QUE une star !"
Oui, voici des propos incultes. En effet, je ne voue pas un culte à un être humain que je pose en Dieu. Je reste critique et voit autant ses lumières que ses ombres. Michaël Jackson, tout comme bon Puer Aeternus meurt tôt (St-Exupéry, Tolstoï, Che Guevara, Dean, Morrison, Alexandre Le Grand, le fils à Depardieu....) avec sa vision, ses rêves, ... et aussi sa fragilité, son narcissisme, sa tendance à l'auto-destructivité, son Esprit fasciste, son anorexie (liée à l'Esprit) ... Les Puer Aeternus sont des rois, qui impatients d'incarner leur vision spirituelle, s'enflamment ... et ... ne réfléchissent pas, ne prennent pas le temps, ne laissent pas le temps, partent en guerre idéologiquement (St-Ex => "Ces fonctionnaires, tous des moutons!") ou physiquement (Che). Par là, ils sont tournés vers l'avenir. En même temps, ils sont mélancoliques face au passé qu'ils veulent éternels. Ils ne sont pas dans le "là-ici et maintenant", le "présent". Particulièrement intuitifs, ils sentent qu'un autre monde est possible : ils le voient. Ils peuvent manifester une forme de toute-puissance ; un manque considérable d'empathie. A leur mort, ils sont souvent adulés, posés en dieu, ...C'est le cas par exemple pour St-Ex en France : sa famille fait de la rétention d'infos quant à des comportements qu'il a eus ; minimisation de ses traits alcooliques ; exaltation d'une oeuvre ... fasciste !, ... Narcissique(s), ils ne veulent voir et montrer que le côté "beau", "doré". Mais c'est lui qui l'a impulsé : séducteur, charismatique, il cachait ses traits sombres ... Jackson, faible, projette de faire une tournée démesurée alors que son état de santé, son état corporel ne le permet pas. Caractéristique de l'anorexie où le corps est l'esclave de l'Esprit. Je l'ai bien compris dans mon expérience : vivre l'anorexie pendant 15 jours sans rien manger.
Comme d'habitude et comme pour St-Ex, des fans (des croyants?) ne voient que le côté positif du dieu incarné et dénient des faits qui sont démonisés, jugés négatifs et qui empiriquement bien présents. Nous sommes face un complexe Prométhée qui : "Je choisis ce qui me plait dans le Réel. Le reste ? Je ne l'aime pas, il ne me convient pas alors il n'existe pas !". Je parle par exemple de son anorexie qui est démontrée ici dans les faits. Tout comme Satan est dissocié de Yahvé, le Puer, le dieu incarné, bon est dissocié de sa part démonisée et jugée négativement ... par ses propres fans. Ils ne l'aiment pas tel qu'il est tout entier : ils aiment ce qu'ils projettent sur lui. Il n'aime pas l'homme Michaël Jackson, il aime son Esprit, l'Homme qui possède l'homme humain, trop humain ...
Quant à ce qu'il faisait sur les enfants, ça reste un mystère. Vrai ou pas, Michaël se considérait comme un enfant ... et les enfants ont, parfois, des jeux sexuels entre eux. Freud nous l'a suffisamment montré. Chez l'adulte Puer, narcissique manque d'empathie, de discernement et a de la difficulté de voir l'autre comme un sujet (le narcissique fixé au stade du miroir (narcissisme secondaire)) voit l'autre comme un objet qui lui sert à combler ses besoins ; il confond ainsi amour et pouvoir sur l'autre. Il confond ainsi amour et pouvoir sur l'autre => Son "je t'aime" est un "je t'aime parce que tu acceptes d'être mon objet, que tu me laisses te manipuler et que tu combles mes besoins quand je le veux".
Comme pour St-Ex, Jackson est fasciné par l'Idée qui prime, l'idée de l'Homme et du Monde qui est à guérir (Heal the World ... plus de maladie = paradis ? Symptomatique de son hypocondrie ? tyrannie de la guérison ?) (là est le fascisme dans le "H") nouveau (eugénisme ? peut-être ! Fascisme ? oui ... Mussolini parle aussi de cette idée de l'Homme). Les gens sont là pour la suivre. Ceux qui suivent les idées de St-Ex sont des petits princes. Ceux qui ne suivent pas sont des moutons. On retrouve un clivage typique des narcissiques. St-Exupéry n'aime pas les hommes, il aime l'Homme. Son message emprunt d'amour des Hommes est une séduction narcissique ... et cela fonctionne ! Cela se sent tout aussi bien chez Michaël.
Jackson suicidaire ? Probablement ! Il serait mort du fait des multiples médicaments (anorexie) qu'il aurait pris. La famille a vite fait d'accuser les médecins pour les opérations de peau, etc. En effet, reconnaître qu'il est responsable, c'est quelque part reconnaître qu'une partie de lui le poussait (inconsciemment?) vers la mort. L'hypocondrie, la peur d'être malade, témoigne probablement d'une peur de la mort car la maladie vient d'elle.
L'auteur de Martine, qui l'a rencontré, s'étonne de le voir malheureux. Bien entendu qu'il n'est pas heureux. Le Puer est un esprit (qui d'ailleurs a des soucis avec le corps et l'image de soi) qui est chez lui nul part. Sa maison est dans un autre monde. Il erre dans celui-ci. Il est nostalgique des autres mondes et cherche sans cesse des portes pour l'y conduire. Une de ces portes peut être la mort (prématurée) qui est pour le Puer est autant angoisse que délivrance ; poison que remède.
A nouveau la famille comme pour St-Ex ne veut pas montrer le comportement auto-destructeur voire suicidaire.
Les fans adulant que le côté positif, niant le côté négatif eux forment une secte fermée à toute discussion sur l'humanité de la "star".
Ce qui me consterne le plus avec les Puer, c'est des gens interdisent, démonisent, font la morale de certains comportements chez des personnes communes, inconnues MAIS parce que c'est un dieu incarné cela est permis, autorisé voire pire ces gens dénient et nient les comportements existants chez leur star. Cela montre chez eux-mêmes la présence de l'Esprit : celui qui s'est élevé au dessus de la masse, celui qui exprime plus que l'homme, celui qui exprime l'Homme peut tout faire. La Star n'est en rien malade, elle n'est plus un être humain, sa santé est parfaite.... mais cette dernière appartient aux dieux ! Le commun des mortels, lui, est vue suivant le pôle inverse : il est malade, névrosé, pitoyable. La syzigie "Maladesanté" est clivé. La star est coupée de son humanité et est condamnée à briller sans cesse. L'humain banale est coupée de son côté sain, "étoilé". Une dissociation comme telle se ressemble par l'amour ou le pouvoir. La personne peut reconnaître que la star est un être humain comme les autres et l'aimer comme un être humain c'est-à-dire comme faillible, imparfait, avec ses ombres, avec ses actes, avec ses pulsions, avec ses maladies. Elle est aimable, pardonnable. Un Dieu est parfait. Que c'est violent d'attendre d'un être humain cette perfection divine.
Sans renier leurs talents, leurs lumières, leurs dons, leurs passions, leurs capacités, leur persévérance, j'invite à voir ces gens, ces stars AUSSI comme des êtres humains communs avec leurs bobos, leurs ombres, leurs "dysfonctionnements", leurs maladies, leurs banalités, leurs angoisses. Comment ? Mon psy m'a donné un moyen très simple : une star fait aussi pipi et caca ! Ils ne sont pas des stars: "Ne croyez pas ce que disent les journaux, mes faux pas me collent à la peau". Ce sont des projections, voyez-les !!!
Heureusement, il y a des chanteurs bien sur Terre, incarnés qui chantent l'horizontalité autant que la verticalité : Balavoine (voir la chanson, la vidéo), Brel, les chanteurs qui parlent de l'humain trop humain, du banal et du quotidien (Perret, Cabrel, Aufray, Bachelet, Bon Jovi, ...).
Regardez combien de fois, dans la vidéo Balavoine hurle qu'il n'est pas ... un héros ... je dirais plutôt une star. Quelle énergie, il déploie pour convaincre et se convaincre ! Recevoir toutes ses projections fait tourner les âmes en démence et le moi explose à être prise QUE pour un dieu parfait ! Si le moi de la "star" peut discerner, ne pas littéraliser les projections, elle risque de s'en sortir, "ça" va lui passer à travers.
Jackson est un de ces chanteurs qui ne chantent que la verticalité, ce qui est du domaine de l'Idéal, de l'Esprit.
Paradoxalement, poser ce texte, l'écrire, voir une star comme un "anti-héros" dans le sens "non tout-puissant" (car se croire uniquement comme un héros c'est se prendre tout puissant) est un acte héroïque en soi car c'est exprimer une puissance juste, une voix parmi tous. Cette voix ne met pas mes frères et soeurs humains en dessous ou dessus de moi. Je suis un héros face à l'Esprit tyrannique, au daimon tyrannique qui veut être le seul daimon à exister. Comme c'est ce dernier qui est collectivement, adoré et valorisé avec celui du rationnalisme, je suis collectivement comme un fripon porteur d'ombres et de lumières, un anti-héros pour le système vue que je déconstruis la vision collective et inconsciente projetée sur les stars. Je suis un héros aimant et amant de l'âme de ses stars et du moi, de l'humain qui se cache derrière le masque auquel elle choisisse consciemment ou non de mettre, de porter. Je m'évertue à l'arracher avec Balavoine pour montrer qu'il y a quelque chose derrière et inviter les gens à être conscient de leurs adulations. Tout cela me renvoie à mon ombre ... ces gens me font un cadeau ...
Balavoine parle de lui-même de la projection :
A coups de poing dans l'âme
J'ai trouvé la trame qu'il faut
Pour mourir célèbre
Il ne faut rien emporter
Que ce que les autres
N'ont pas voulu garder
et de son humanité, imperfection criante :
Je n'suis pas un héros